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| Conséquence de la dénutrition
sur l’évolution de la maladie |
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De nombreuses études ont
montré les conséquences des carences nutritionnelles
sur l’évolution de la maladie. La plus
spectaculaire est une étude ancienne réalisée
au Canada et comparant deux centres d’habitudes
très différentes, à l’époque.
L’un des centres prônait un régime
pauvre en graisse avec de faibles doses d’enzymes
pancréatiques, l’autre un régime
riche en graisses et beaucoup d’enzymes. Il s’agissait
de la seule différence dans le traitement des
patients. Les résultats ont été
impressionnants, puisque la durée de vie des
patients différait de plusieurs années,
à l’avantage du deuxième centre.
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Les lipides (graisses) apportent
des calories, des vitamines, des acides gras essentiels
et cette étude a montré qu’il valait
mieux en absorber beaucoup en adaptant les doses d’enzymes,
plutôt que de les diminuer pour éviter
la diarrhée et les fortes doses d’enzymes.
C’était un exemple flagrant de la relation
entre nutrition et pronostic (espérance de vie).
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À l’inverse, certaines
études font état de la rareté de
problèmes nutritionnels chez des patients traités
de façon très énergiques de leur
pathologie respiratoire. |
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Ainsi les deux sont liés,
et le traitement de la mucoviscidose comporte deux volets
principaux indissociables, la nutrition et le traitement
des problèmes respiratoires. Les malades vivent
plus longtemps, avec une meilleure fonction respiratoire
et le cas échéant une meilleure évolution
après transplantation pulmonaire, s’ils
sont en meilleur état nutritionnel. Citons également
la construction de la masse osseuse, altérée
par le manque de calcium et de vitamine D. |
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