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De nombreux facteurs concourent
au risque de dénutrition dans la mucoviscidose.
L’insuffisance
pancréatique est au premier plan, responsable
d’une mauvaise digestion des graisses et des vitamines
solubles dans les graisses : vitamines A, D, E
et K. Il s’ensuit une perte de calories et de
vitamines qui gêne la croissance.
La
perturbation des sécrétions hépatiques
a les mêmes conséquences.
Les
bronchites chroniques, avec la toux, l’infection
chronique, l’inflammation et plus tard l’insuffisance
respiratoire diminuent l’appétit et détournent
l’utilisation de l’énergie vers la
lutte contre l’infection et vers la respiration
(avec augmentation des dépenses énergétiques).
La déglutition de mucus diminue l’appétit.
Une
anxiété ou une dépression peuvent
survenir du fait de la prise de conscience de la maladie
et de ses risques.
L’observance
du traitement est toujours à mettre en question.
Des
troubles digestifs : diarrhée, constipation,
reflux gastro-oesophagien (20 à 75 % des
cas) peuvent diminuer l’alimentation. Les causes
de douleurs abdominales sont multiples dans la mucoviscidose,
et le plupart sont en lien avec l’alimentation :
reflux gastro-oesophagien, ulcères gastro-duodénaux,
calculs biliaires, pancréatite, défaut
d’enzymes, constipation, obstruction intestinale
par le mucus épais, lésion chronique de
l’appendice (mucocèle), obstruction colique…
S’ajoutent à cette liste d’autres
problèmes, associés de façon fortuite
ou non : douleurs fonctionnelles, intolérance
au gluten, maladie de Crohn…
Certains
enfants ont une anorexie en partie psychologique, suite
à l’inquiétude qui leur est parfois
transmise vis-à-vis de l’alimentation dès
le plus jeune âge.
Avec
tous les traitements de la maladie, la qualité
de vie est importante à prendre en compte et
conduit parfois à éviter ou retarder des
mesures contraignantes ou invasives.
D’autres
mécanismes sont possibles au niveau du métabolisme,
directement en rapport avec l’anomalie génétique.
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